Un budget de rigueur, teinté d’irresponsabilité.

La rigueur se profilait depuis plusieurs mois. Nous y voilà. Les coupes sombres toucheront la plupart des ministères, et par ricochet tous les français dans leur vie quotidienne. C’est moins de projets d’avenir qui seront financés, moins d’accompagnement pour ceux qui en ont le plus besoin, moins de services publics.

Contrairement aux idées reçues, notre dette publique est importante mais pas catastrophique si on la compare avec les autres pays industrialisés. Ainsi, la dette de la France en pourcentage du PIB est au même niveau qu’un pays tel que les Etats-Unis dont l’approche économique est pourtant montrée comme modèle absolu par certains, inférieure à celle de l’Allemagne et plus de deux fois inférieure à celle du Japon.

S’il n’y a pas le feu en la demeure, une part de plus en plus importante du budget de l’Etat est consacré aux seuls intérêts de l’emprunt. C’est autant de marge de manœuvre perdue pour le financement des politiques publics. Qu’il faille faire des économies pour répondre au déficit budgétaire, chacun en est conscient. C’est la méthode qui pose problème, car c’est toujours aux mêmes à qui l’on demande de faire les efforts nécessaires.

Plus de 30 000 fonctionnaires ne seront pas remplacés en 2009. Cette décision, présentée comme la mesure phare de la « Revue Générale des Politiques Publiques » sera lourde de conséquences pour les citoyens. Elle permettra une économie de 400 millions d’euros : c’est largement moins de 1% des économies qu’il nous faudrait réaliser pour assainir nos finances et revenir à l’équilibre des comptes publics.

Le gouvernement, s’il n’est pas responsable du déficit public en lui-même, est pleinement responsable de son explosion programmée. Ce sont les mêmes qui, la main sur le cœur, l’autre sur la calculette, nous expliquent aujourd’hui que l’Etat vis au dessus de ses moyens et qui, il y a un an, ont offert aux plus aisés 15 milliards d’euros de baisse d’impôts.

Cette politique est totalement irresponsable. Comment la qualifier autrement ? On aurait voulu organiser le déficit que l’on ne s’y serait pas pris autrement. Soyons clairs, les économies de bout de chandelle ne suffiront pas à revenir à un niveau tolérable de déficit. Vouloir lutter contre les abus, les gaspillages, les dépenses inutiles ou redondantes comme le souhaite Eric Woerth est une bonne chose. Mais elle ne permettront que de répondre à une minuscule fraction du problème. Seule une réponse ambiteuse, dont la remise en cause du paquet fiscal est la première étape, le permettra. Une réponse qui doit être à la hauteur de la situation : attaquons-nous sérieusement au sujet des niches fiscales.

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