Le débat inédit des 11 candidats : vif mais de bonne qualité

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Inédit pour l’élection présidentielle, l’exercice s’annonçait difficile pour ce premier débat de l’ensemble des candidats.

Si cela a pu sembler long, près de 4 heures, chaque candidat n’a pu s’exprimer qu’entre 15 et 18 minutes.

Si l’on peut discuter de l’irrévérence de Philippe POUTOU, n’oublions pas qu’il a exprimé un message qui existe chez de nombreux concitoyens. Si les mauvaises pratiques de certains sèment les amalgames sur la classe politique, elles contribuent aussi à brouiller encore plus le « message politique » – c’est-à-dire les projets socio-économiques et la vision du vivre ensemble – surtout, quand on se revendique d’être « moralisateur » d’un côté, d’être « anti-système » de l’autre, mais que la réalité montre des déviances intolérables pour des intérêts particuliers alors qu’on ambitionne de représenter l’intérêt général…

Moins véhément dans le verbe, mais portant des propositions à la hauteur des exigences de notre démocratie républicaine, Benoît HAMON a rappelé que « ce qui choque les français, c’est le sentiment d’impunité », tant face à certaines hausses de rémunérations de grands patrons qui licencient, qu’aux déviances de certains au sein des activités politiques, « ils sont lassés de subir quand certains responsables agissent sans respect de la loi et sans morale ».  

Au-delà de ces différents propos dont certains font légitimement le « buzz », je retiens tout de même une émission où chaque candidat a pu présenter ses idées et les principales propositions : nous avons pu voir les différences de projet pour la France et pour notre Avenir commun.

Face au candidat de la droite qui veut supprimer 500 000 postes de fonctionnaires, c’est-à-dire ronger les services publics, Benoit HAMON veut les « renforcer et les rapprocher des français », avec la création d’un panier de services publics à moins de 30 minutes de chez soi, intégrant la lutte contre les déserts médicaux.

Là où le candidat de la droite veut instaurer la dégressivité des allocations chômage, abroger le compte pénibilité et reculer l’âge de la retraite, Benoit HAMON propose de créer un statut pour les travailleurs indépendant, un congé à la formation d’un an et la mise en place du revenu universel d’existence.

Là où le candidat de la droite propose de supprimer l’ISF et d’abroger la modulation des allocations familiales pour les plus aisés, Benoît HAMON veut ouvrir le droit aux allocations familiales dès le premier enfant, renforcer la progressivité de l’impôt sur le revenu et créer un impôt unique et progressif sur le patrimoine « net des dettes pour éviter que celui qui s’est endetté soit aussi taxé que celui qui a tout reçu en héritage ».

Face aux candidats qui « ne veulent retenir de vous que ce qui vous oppose, ce qui vous divise », Benoît HAMON veut nous rassembler, nous « unir derrière un projet de justice sociale, de liberté, de fraternité et d’égalité », parce que si « seul, chacun d’entre nous peut aller plus vite, ensemble, nous irons beaucoup plus loin ».

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