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Et si on décidait de prendre un autre chemin ?

Le texte définitif des lois de bioéthique, incluant les conclusions de la Commission paritaire mixte (CMP) qui s’est réunie le 15 juin dernier, a été voté, hier, par l’Assemblée nationale. Une fois, l’ultime vote des sénateurs effectué, le texte sera considéré comme adopté définitivement et rentrera en vigueur pour 7 ans.

Dans le domaine de la recherche sur l’embryon et les cellules souches, le statu quo a été privilégié, ce que je regrette profondément. Aux avancées des sénateurs, grâce à la mobilisation constante des socialistes et contre l’avis du gouvernement, a été opposé une fin de non recevoir de la part de la majorité. L’autorisation encadrée de la recherche sur les cellules souches embryonnaires constituait pourtant une avancée certaine, alors même que le système de dérogation ne protège en aucun cas.

L’actualité parlementaire, c’est aussi le rapport parlementaire sur les fraudes sociales, rendu public la semaine prochaine, et auquel j’ai pleinement participé. Il est évident que la fraude est une atteinte inacceptable aux droits de nos concitoyens. Chaque euro de fraude, c’est un euro que doit indûment prendre en charge la collectivité. C’est pourquoi l’Etat se doit de la combattre avec la plus grande énergie.

Toutefois, en période pré-electorale, le sujet est sensible et peut faire l’objet de toutes les manipulations : s’il faut nous attaquer à la fraude aux prestations sociales, celle-ci ne représente que 20 % de la fraude totale alors même que la fraude aux cotisations sociales en représente 80%. Gardons nous par conséquent de toute velléité de stigmatisation pour nous attacher à combattre la réalité de ce qu’est la fraude sociale.   

Il est un autre rapport parlementaire intéressant qui vient démonter quelques idées reçues concernant l’aide médicale de l’Etat aux étrangers. Alors que certains jugeaient ce dispositif trop généreux et au cout démesuré, les rapporteurs Claude Goasguen (UMP) et Christophe Siruge estiment au contraire que « des considérations humanitaires comme des impératifs de politique de santé publique imposent le maintien de l’accès aux soins à ces personnes. Les coûts correspondants ne suffisent pas à motiver sa suppression ». Par ailleurs, ils démontrent que la source de l’augmentation des coûts n’est aucunement lié à un quelconque tourisme médical, mais à la mise en place par le gouvernement du désastreux système de la tarification médicale à l’acte. En d’autres termes, la droite, en fustigeant l’aide médicale d’Etat, critique les conséquences de ses propres turpitudes.

La droite aboie, la caravane des primaires du Parti Socialiste passe. Il est peu de dire que les députés de la majorité et les membres du gouvernement s’échinent à dévaloriser auprès de nos concitoyens la démarche originale du Parti Socialiste. Sans doute ont-ils peur de la légitimité populaire qui en résultera pour notre candidat(e). En tout état de cause, les modalités de cette consultation populaire au regard du respect de la vie privée sont validés par la CNIL et seront contrôlées par elle. Aucun fichier ne sera conservé au-delà du seul temps du vote.

Pour avoir côtoyée Martine Aubry lorsqu’elle était Ministre puis Première Secrétaire de notre Parti avec les succès que l’on connait, je suis profondément convaincue de ses qualités de chef d’Etat. En tant que Députée socialiste et à quelques jours de l’ouverture du dépôt des candidatures aux primaires, je souhaite qu’elle se porte candidate aux primaires, et j’aurais plaisir et honneur à lui apporter mon chaleureux soutien.  

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