Archive pour avril, 2011

Le Président de la baisse du pouvoir d’achat

On a tous le droit de se tromper ! Peu importe les choix littéraires « à la mode » de Monsieur Lefebvre ou les gouts musicaux de Madame Morano qui apprécie visiblement beaucoup le chanteur « au losange ». Par contre, on n’a pas le droit d’ériger le cynisme en mode de gouvernement tel qu’il est en vigueur depuis 2007.

Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidence de la République, déclarait qu’il voulait « être le Président du pouvoir d’achat ». Après quatre années de pouvoir sans partage, il est peu de dire que les promesses n’ont pas été suivies des effets escomptés par les Français : le bilan de la droite dans ce domaine est catastrophique.

La formule électorale du « Travailler plus, pour gagner plus » s’est transformée dans la réalité de la vie quotidienne de nos concitoyens en « Travailler peut-être, pour gagner moins ». Si le gouvernement n’est pas responsable de la crise mondiale, sa politique a contribué de manière déterminante à l’aggravation de ses effets dans notre pays : ces dernières années n’ont été que gels successifs ; gel des salaires, gel des embauches, gel des retraites.

Dans le même temps les prix des besoins de base, notamment de l’immobilier et de l’énergie, ont flambé contribuant ainsi au sentiment de déclassement d’un grand nombre de nos concitoyens, par ailleurs profondément choqués par les scandaleux cadeaux fiscaux octroyés aux plus aisés.

Les échéances électorales approchant, le gouvernement vient d’annoncer, sur l’air du « je vous ai compris » gaullien, qu’il n’y aurait pas de nouvelle augmentation des tarifs du gaz en juillet. Si les ministres ont la mémoire courte, ce n’est pas le cas des usagers qui savent pertinemment que le gaz a subi 60% d’augmentation depuis 2005, dont 20% l’année écoulée et 5% au 1er avril dernier.   

Par ailleurs, avant le futur moratoire sur les tarifs de l’électricité qui durera le temps de la campagne présidentielle, une nouvelle hausse de 3% sera infligée à nos concitoyens au 1er juillet. Ce n’est malheureusement qu’un prélude. Le gouvernement vient en effet de confirmer le prochain bond, historique, du prix de gros du nucléaire. Au 1er juillet prochain, date de l’entrée en vigueur de la réforme du marché de l’électricité engagée par la droite, ce prix de vente passera à 40 €, puis à 42 € dès 2012.

 La nouvelle n’est pas de bon augure. Nettement supérieur au tarif aujourd’hui en vigueur, d’environ 35 euros, cette annonce de prix préfigure des hausses qui viendront alourdir encore la facture d’électricité. D’après la Commission de régulation de l’énergie (CRE), cette hausse pourrait atteindre 25 à 30% d’ici 2015, qui viendrait s’ajouter à la hausse de 10% depuis 2005.

Les situations de grande précarité énergétique, déjà en très forte augmentation ces dernières années, risquent d’exploser si aucune mesure de régulation n’est prise.

Le gouvernement feint de s’en émouvoir, mais n’agit pas. En tant que socialistes, nous proposons de faire de la lutte contre la précarité énergétique une priorité, avec la mise en œuvre d’une tarification progressive permettant aux plus modestes d’avoir accès à l’énergie à un coût abordable.

Lorsqu’il s’agit de pouvoir d’achat, le gouvernement use et abuse de ficelles électorales qui ne trompent plus personne. La prime de 1000 euros, originellement promise à tous les salariés, ne concernera finalement que les plus grosses entreprises du pays et sera non seulement conditionnée à une forte augmentation des dividendes aux actionnaires, mais également à une négociation entre patronat et syndicats. Autrement dit, ce ne sont que les miettes des profits fabuleux des plus grosses entreprises du CAC 40 qui reviendront, peut-être, à quelques milliers des 16 millions de salariés du secteur privé. Quant aux salariés du secteur public, le discours à le mérite de la clarté : gel du traitement, pour la deuxième année consécutive.

L’actualité de la semaine, c’est aussi l’épilogue de la vrai-fausse affaire d’espionnage à Renault. Condamnés par leur direction avant même d’être jugés, les salariés licenciés, désormais totalement innocentés, pourront, s’ils le souhaitent, réintégrer l’entreprise. Il m’apparaît toutefois qu’un tel scandale aurait dû inciter la direction de Renault à prendre sa part de responsabilités, et à en tirer les véritablement les conséquences.

Il est d’autres responsabilités à prendre, celles qui appartiennent aux forces armées occidentales en Lybie. Face aux massacres de civils à Misrata, la coalition doit trouver le juste équilibre entre intervention et ingérence : Toutes ses responsabilités, mais rien que ses responsabilités.

Enfin, pour conclure sur une note positive qui nous mêne en Côte d’Ivoire, je souhaite saluer chaleureusement la chute de Laurent Gbagbo et les déclarations de réconciliation du Président Ouattara. Je souhaite que le peuple ivoirien retrouve très vite la sérénité et la paix qui leur fait tant défaut depuis plusieurs années.

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