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Archive pour décembre, 2010

Les hommes ne sont rien sans les idées

Le Parti Socialiste ne manque pas de personnalités de grande qualité. Qui pourrait s’en plaindre ? Ces individualités font notre force collective. Notre futur candidat(e) à l’élection Présidentielle, aussi talentueux(se) soit-il(elle), ne pourra gagner en 2012 qu’accompagné(e) d’une équipe composée d’hommes et de femmes compétents, dans l’optique de mettre en œuvre un projet. Ce projet, nous l’élaborons ensemble, et nous l’appliquerons ensemble.

Voilà comment nous rendrons crédible l’alternance à gauche : par la démonstration que notre programme, au service d’une vision différente de la France que le modèle ultralibéral de l’actuel Président de la République, passe devant les ambitions personnelles. C’est pourquoi, si la modification du calendrier des primaires peut évidemment être discuté, il me semble que les déclarations de candidatures intempestives sont contreproductives, même si elles n’ont pas l’intention de l’être.   

Unis, nous nous renforçons. Divisés, nous nous affaiblissons. Avons nous jamais gagné une élection nationale sans une parfaite unité autour d’un projet clair et cohérent ? Evidemment non. Pour ma part, je concentre mon énergie sur l’élaboration d’un projet socialiste pour le XXIème siècle. Une fois que les plans de cet édifice seront établis, il conviendra d’en choisir le maître d’œuvre.

La semaine législative a été marquée par le vote à l’Assemblée nationale d’un projet de loi pour le dépistage des enfants atteints de surdité. Le groupe socialiste et républicain s’est abstenu, au motif que les ambitions du gouvernement, comme à chaque fois, ne s’accompagnaient pas des moyens nécessaires à sa réalisation. Le texte est passé quand même.

Au delà de la problématique financière, se pose la question de l’opportunité du dépistage. En d’autres termes, est-il judicieux de vouloir dépister dès la naissance les enfants sourds ? J’ai entendu les inquiétudes des associations de personnes sourdes et malentendantes. Celles-ci estiment d’une part que les personnes sourdes ne sont pas des personnes malades et ne doivent donc pas être traitées comme tel, d’autre part que le risque enfant / mère risque d’être mis à mal par une médicalisation des premiers jours de la naissance et, enfin, que ce dépistage est une atteinte au libre choix vis à vis de la relation entretenue avec la surdité (implant, appareillage ou aucun des deux). Or, je crois profondément qu’il n’est nulle question de cela dans le dépistage précoce. Le délai de 3 jours après la naissance, pas formel mais correspondant au temps de passage à la maternité, vise à déterminer le plus tôt possible une difficulté d’existence. En quoi une mère informée ne pourrait créer des liens avec son bébé sourd au moins aussi forts qu’une autre ? Le problème n’est pas celui du dépistage, qui n’est pas problématique en soi, mais de ce que l’on en fait. Diagnostiquer n’est pas suffisant, il est nécessaire d’améliorer l’accompagnement des familles concernées afin que soit mieux pris en compte la diversité des solutions et ce, dans le respect de chacun.

L’actualité internationale nous mène cette semaine en Côte d’Ivoire. En tant que démocrate, je suis profondément inquiète des derniers évènements (fermeture des frontières, censure des médias étrangers, incidents entre militants) qui démontrent le refus du processus démocratique par le pouvoir en place. Cette négation de l’expression populaire, sous les prétextes les plus fallacieux,  pourrait conduire à un regain de tension aux conséquences potentiellement dramatique pour le peuple ivoirien, alors même que le pays est encore profondément divisé par 10 ans de crise.

Enfin, pour conclure cette semaine, je souhaite publiquement, en toute transparence, répondre aux courriers anonymes que je reçois en ce moment au sujet de la retraite des députés en reproduisant sur mon blog leur statut au regard des pensions.

La caisse de pensions des députés, créée par une résolution de la Chambre des députés du 23 décembre 1904, est alimentée par une cotisation prélevée sur l’indemnité parlementaire et par une subvention inscrite au budget de l’Assemblée. Les pensions sont calculées d’après le nombre d’annuités de cotisations, étant observé que la durée moyenne du mandat est d’environ 7 ans. A partir du prochain renouvellement, les députés ne pourront plus cotiser simultanément à un autre régime de retraite dès lors qu’ils n’exercent pas d’activité relevant de ce régime, et donc ils ne pourront plus acquérir de droits à retraite dans deux régimes différents pour la même période de cotisation. Le droit à pension est ouvert seulement à l’âge de 60 ans, et en pratique, la possibilité de bénéficier d’une pension anticipée moyennant une décote ayant été supprimée, l’âge moyen auquel les députés font liquider leur pension est de 63 ans.

La pension est calculée dans la limite d’un plafond de 40 annuités. Lorsqu’un député atteint ce plafond, il continue à cotiser sans pour autant acquérir de droits à majoration de pension, à la différence de ce qui est prévu dans la fonction publique. La pension moyenne pour un député est d’environ 2 400 € net par mois.

Ces éléments démontrent que les députés ne sont ni à plaindre, ni particulièrement privilégiés. La démocratie à un coût, sachons l’assumer. Représentant du peuple, ce n’est pas un métier. Je l’ai toujours assumé avec force et j’ai toujours à cœur dans tous mes actes de députée d’être votre représentante, c’est pour moi une grande fierté et un grand plaisir d’y consacrer beaucoup de mon énergie et de mon temps.

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