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Archive pour juillet, 2010

Qui est responsable de la dette ?

Les ultralibéraux ne cessent de dire que la France vivrait au dessus de ses moyens en raison de dépenses publiques incontrôlées. Il s’agit d’une idée reçue. Depuis une vingtaine d’années, la dépense publique oscille entre 49 et 53 % du Produit Intérieur Brut.  En d’autres termes, cela signifie que l’Etat, depuis près de trois décennies, dépense les deniers publics de façon relativement mesurée au regard de notre culture, de nos besoins et aspirations.

Pourtant, depuis 2003 et le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, la dette publique ne cesse de se creuser. Un nouveau palier a été franchi en 2007 avec l’élection du Président de la République actuel.

En effet, alors qu’en 2002, au moment où Lionel Jospin achevait son mandat, la dette publique atteignait environ 58 % du PIB et était en baisse. Elle n’a pas cessé d’augmenter depuis, jusqu’à atteindre 77,6 % du PIB au dernier trimestre 2009. A la fin de l’année, selon l’INSEE, elle atteindra 80,3 % du PIB.

Comment l’expliquer ?

Si les dépenses ne sont pas en cause, ce sont bel et bien les recettes qui manquent. Malgré une croissance supérieure à 2% par an entre 2004 et 2007, la Droite n’a pas été capable de lutter contre les déficits, bien au contraire. Les politiques budgétaires et fiscales mises en œuvre, loin de stimuler la croissance et les rentrées fiscales, ont réduit de façon dramatique les recettes, aboutissant à un creusement de la dette de l’Etat. Pourtant, dans le même temps, les collectivités locales ont pris en charge son désengagement croissant, sans déséquilibrer leurs comptes.

Ainsi, on estime que la crise n’est responsable que d’environ 1/3 du déficit actuel des comptes publics. Les 2/3 du déséquilibre sont donc de la responsabilité des gouvernement successifs de Droite, avec une accélération très marquée depuis 2007.

Ne soyons pas dupes : ce résultat est le fruit de décisions assumées de gouvernements qui ont fait le choix de ne pas accompagner la croissance, mais aussi et surtout d’une volonté claire de mettre fin à l’état providence. En réalité, pour la plus grande partie, le déficit est sciemment organisé par une politique de cadeaux fiscaux qui ne bénéficient qu’aux plus aisés. Cette manière de faire est bien connue du monde ultra-libéral anglo-saxon, avec lequel le Président de la République n’a jamais caché sa proximité. Au final, avec le démantèlement du système de protection sociale et des services publics, la redistribution des revenus pour les plus riches, les effets macroéconomiques désastreux et la véritable politique de purge budgétaire, ce sont nos concitoyens qui paient la facture !

Il est d’autres domaines où la droite gouverne de façon idéologique, plutôt que pour le bien commun ; la santé, par exemple. L’éviction de Jean-Marie Le Guen de la présidence de l’assistance publique – Hopitaux de Paris au profit d’un haut fonctionnaire en est une nouvelle illustration. Le gouvernement cherchait depuis plusieurs mois à mettre la main sur l’AP-HP pour y imposer une gestion purement comptable (suppression de 3.800 emplois d’ici 2012, diminution des investissements publics…) en dépit du rejet de la communauté hospitalière, des élus, des patients et de leurs familles. Voilà qui est chose faite.

 

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