Archive pour juin, 2010

Sauvons notre modèle social et nos services publics !

Alors que l’inquiétude augmente légitimement auprès de nos concitoyens, le gouvernement persiste et signe dans sa volonté de mettre à sac ce qui fait l’essence de notre système de retraites. On ne le dira jamais assez : reculer l’âge de la retraite au delà de 60 ans, c’est instaurer la plus grande des injustices. Les ouvriers, au travail pénible et ayant commencé très tôt leur carrière, devront cotiser plus que les cadres, dont les conditions de travail sont autres. A cela s’ajoute la différence d’espérance de vie, de 7 ans inférieure pour un ouvrier par rapport à un cadre. Les députés du groupe socialistes et républicain n’acceptent pas cette double peine et se battront les prochaines semaines et prochains mois dans l’hémicycle pour porter la parole des citoyens.

Le sujet des retraites est bien représentatif de la casse des services publics qui s’aggrave depuis maintenant plusieurs années. Progressivement, en renonçant à des rentrées fiscales et à coup d’exonérations pour les plus aisés, le gouvernement entretien le déficit budgétaire. Ce faisant, il impose à tous le sacrifice de services publics de qualité. Aucun d’entre eux n’est épargné ; la justice, la police, la santé et évidemment l’éducation nationale où plus de 16 000 postes seront à nouveau supprimés à la rentrée prochaine.  

Non content d’avoir affaibli l’action publique de l’Etat, la Droite s’en prend maintenant à l’action territoriale. La réforme territoriale voulue par le Président de la République constitue une remise en cause inédite de la décentralisation, c’est à dire du principe selon lequel, dans un certain nombre de domaines, la prise de décision à l’échelon local est la plus pertinente pour répondre aux attentes et besoins de nos concitoyens.

D’abord, le gouvernement diminue de façon drastique les moyens des collectivités locales, portant ainsi gravement atteinte à leur autonomie. Bien sûr, l’Etat s’est engagé à compenser intégralement la suppression de la taxe professionnelle. Mais en perdant toute marge de manœuvre sur la détermination de cet impôt et en devenant désormais dépendante du bon vouloir de l’Etat, les collectivités perdront automatiquement une grande partie de leur autonomie budgétaire et donc leur capacité à mettre en œuvre des projets structurants et à financer de nouvelles politiques. Par ailleurs, quand on sait la propension qu’a l’Etat à ne pas revaloriser ses dotations, on peut légitimement s’inquiéter sur l’avenir financier des collectivités territoriales. Dénonçons la décision gouvernementale de supprimer la péréquation de 20 millions d’euros de la région : cette dotation était la reconnaissance d’une région qui se bat dans un contexte de grande difficulté économique.

Ensuite, il s’agit de mettre au pas les collectivités Départements – Régions en supprimant leurs représentants respectifs, c’est-à-dire les Conseillers Généraux et Conseillers Régionaux, pour y substituer le « Conseiller Territorial ». Celui-ci sera élu, sauf renversement de majorité politique à l’assemblée nationale en 2012, dans le cadre d’une sorte de « super-canton » dès 2014. Le risque d’un conflit d’intérêt entre logique départementale et intérêt régional est évident : il est en effet à craindre que le conseiller territorial ne travaille que pour son propre territoire d’élection, sans se soucier de l’intérêt régional. En outre, sous le fallacieux prétexte d’économies, la Droite change le mode de scrutin afin de s’assurer d’un nombre confortable d’élus. Par ailleurs, un amendement, passé en catimini, permet d’inclure le conseiller territorial dans le calcul de la dotation des partis politiques : encore un avantage pour la droite, cette fois financier. Dans tous les cas, du fait de l’abandon du scrutin de liste, c’est la parité qui reculera. En outre, pourquoi 136 conseillers territoriaux pour notre région de 4 millions d’habitants quand la région Champagne-Ardenne, par exemple, en comptera 138 pour 1,3 millions d’habitants ?  

Enfin, troisième étape de la mise à sac des collectivités, le gouvernement veut supprimer la clause générale de compétence, c’est à dire la possibilité pour le département et la région d’intervenir dans des domaines qui ne sont pas de sa compétence propre.

Face à cette suppression, qui remet en cause les principes mêmes de la décentralisation voulue par Pierre Mauroy et Gaston Defferre en 1982, les mouvements associatifs, sportifs et culturels manifestent à juste titre leur mécontentement et leurs inquiétudes. Ces inquiétudes sont d’autant plus fortes et justifiées que la suppression de la clause générale est annoncée alors que l’Etat retire ses financements de toute part. La qualité de vie quotidienne de nos citoyens risque d’en pâtir largement.

L’actualité politique de la semaine, c’est aussi la tragédie de l’intervention israélienne contre les militants pro-palestiniens de la flottille humanitaire. La disproportion entre la violence des militaires de Tsahal et la « menace », c’est à dire des militants dont il est prouvé qu’ils n’étaient pas armés, est manifeste. Il est plus que temps que le gouvernement Israélien mette fin au blocus contre les territoires palestiniens de la Bande de Gaza : son maintien, largement contre-productif, contribue à renforcer les haines mutuelles qui renforcent les extrémistes de tout bord.  

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