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Des réformes contestées…

Le projet de réforme des retraites imposée par le gouvernement est socialement injuste et profondément inégalitaire, j’ai eu l’occasion de l’évoquer à plusieurs reprises ces dernières semaines. Face à cela, le Parti Socialiste a pris ses responsabilités. Il est en ordre de marche pour s’opposer avec vigueur au projet de la Droite, tout en proposant une alternative juste et crédible pour l’avenir de nos retraites (lien hypertexte).  En tout état de cause, le succès des manifestations d’hier démontre que nos concitoyens n’acceptent pas ce nouveau recul de la solidarité dans notre pays.

-  le financement de cette réforme sera assuré à 83% par les salariés seuls tandis que les financements liés aux hauts revenus et aux revenus du capital resteront anecdotiques et dérisoires.

- le projet du Gouvernement devait résoudre la question des retraites de manière quasi définitive. Nous découvrons une réforme irresponsable qui ne prévoit de financement que jusqu’en 2018 !   

- Rien n’est prévu eu égard aux différences d’espérance de vie par métier. Le Gouvernement a retenu deux conditions pour être éligible à une retraite anticipée pour pénibilité : justifier d’une reconnaissance de maladie professionnelle mais également d’un taux d’invalidité d’au moins 20%. Dans ces conditions, autant dire que la réelle prise en compte des pénibilités des carrières est un leurre. L’invalidité est un problème médical individuel : la prise en compte de la pénibilité fait partie du contrat social, du contrat de travail et dès lors doit être le résultat de négociations collectives au moins par accord de branche. La différence d’espérance de vie entre un cadre et un ouvrier est de 7 ans au regard des conditions de travail (travail posté, travail de nuit, conditions d’exposition environnementales difficiles dont nous connaissons les tristes conséquences dans notre région : la sillicose, l’amiante).


Face à la mobilisation massive des syndicats, des retraités, des salariés et des fonctionnaires, le gouvernement n’a pas l’intention de modifier l’esprit de sa réforme et ne consent, selon le Premier Ministre, qu’à discuter à la marge.

En cela, il confond persévérance et entêtement. Sur un autre sujet, d’une importance comparable, le Sénat est venu le lui rappeler en contestant la réforme territoriale, et particulièrement le volet consacré au « Conseiller Territorial », censé remplacer à compter de 2014 les Conseillers Généraux et Régionaux. Loin d’être source de la moindre économie, cette création ne répond qu’à des objectifs électoralistes pour que la Droite regagne des départements et régions. Le Sénat étudiera le projet de loi en deuxième lecture à compter de lundi. A ce jour, à moins d’un changement de cap du groupe centriste, il n’a pas de majorité pour le voter.

L’actualité de la semaine, c’est aussi, pour reprendre les mots de Jérôme Cahuzac, non pas « l’affaire Woerth », mais le « problème Woerth ».  La probité du Ministre, anciennement en charge du Budget, n’est pas en cause. Il n’en reste pas moins que sa proximité de fait avec le gestionnaire de la fortune de Madame Bettencourt, soupçonnée d’une possible évasion fiscale, n’est pas sans poser un problème certain compte tenu du risque de conflit d’intérêt. Plus grave encore à mes yeux, il ne me semble pas adéquat qu’un Ministre en exercice, jusqu’à récemment chargé du budget de l’Etat, puisse cumuler cette fonction avec celle de trésorier d’un parti politique. Cette situation crée inévitablement une confusion des genres.

Quand à Stéphane Guillon et Didier Porte quand bien même l’humour côtoient fréquemment la vulgarité voire le manque de respect pour autrui, comment ne pas se rappeler que le président de France télévision est nommé par le Président de la République ?

Philippe Val fait-il table rase de toute son histoire politique et militante ?  

Commentaires

  1. Tony MORALES dit :

    Dans l’affaire BETTENCOURT, M WOERTH est bien entendu présumé innocent des différentes infractions qu’il serait possible de lui imputer après qu’une enquête pétrie d’indépendance ait été diligentée par un Juge. Mais voilà, le Procureur de la République de Nanterre, refuse d’ouvrir une information et même de mettre en branle l’action publique. Pourtant, Mme Isabelle PREVOST DESPREZ Présidente de la 15 ème chambre correctionnelle du TGI de Nanterre a osé à l’occasion de l’affaire d’abus de faiblesse BANNIER-BETTENCOURT a demandé un supplément d’enquête au vu des enregistrements pirates du Maitre d’hôtel de la dame BETTENCOURT (ce magistrat a aussi autorisé leur diffusion dans la presse) et des révélations parues dans les médias. Que fait donc M COURROYE, Procureur de Nanterre ? Il fait bien sur appel de sa décision. La majorité ne pourra rien lui reprocher; il a fait tout ce qu’il pouvait. Pourtant dans cette affaire, au delà du conflit d’intérêt qui reste une question déontologique, un magistrat digne de ce nom et sans pugnacité excessive doit poursuivre, voire mener une enquête au départ sur de susceptibles faits de prise illégale d’intérêt, voire de trafic d’influence. Les diverses révélations ne prouvent certes rien à première vue mais méritent d’être éclaircies sans prêter le flanc à la rumeur. Il est donc indispensable qu’un magistrat indépendant enquête sereinement. M WOERTH est tout de même ministre et élu de la République et seule une telle enquête peut le laver de tout soupçons, s’il est vraiment le Monsieur la vertu pourfendeur de la fraude fiscale qu’il veut bien nous faire croire. Comme le dit Mme PREVOST DESPREZ, cette affaire est un « laboratoire grandeur nature » de ce qui arrivera quand le juge d’Instruction sera supprimé.

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