Archive pour mai, 2009

Lait : les producteurs victimes de la dérégulation

Depuis de nombreux mois, le prix payé aux producteurs de lait par les industriels se réduit comme peau de chagrin. Le juste prix d’un litre de lait, qui permet au producteur de vivre de sa production au regard de ses charges, se monte à 40 centimes. Nous en sommes bien loin. Les baisses successives des cours, conséquences directes de la dérégulation, font que les industriels ne déboursent désormais que de 25 à 21 centimes le litre. La situation n’est plus tenable pour de nombreux producteurs.

A qui profite l’effondrement du lait ? Pas aux consommateurs. Les intermédiaires, comme souvent en pareil cas, n’ont pas répercuté la diminution du coût de la matière première dans leurs tarifs. Une nouvelle fois, les professionnels de l’agroalimentaire et la grande distribution sont les grands gagnants d’un système totalement déséquilibré au préjudice des éleveurs, des agriculteurs et des consommateurs.

La Politique Agricole Commune permettait de corriger cette iniquité structurelle  par un mécanisme efficace de quotas et de régulation des prix. Les accords de 2003 puis le bilan de santé de 2008 ont programmé la disparition de cette logique régulatrice pour privilégier une libre concurrence aussi absurde que destructrice. Les premiers effets de la baisse des quotas se font dramatiquement sentir pour les producteurs : un grand nombre ne survivront pas à la crise. Qu’en sera t’il en 2015 lorsque les mécanismes de régulation auront totalement disparu ?

Les gouvernements UMP successifs portent une lourde responsabilité. En faisant le choix de libéralisme le plus effréné, la Droite sacrifie de fait les petits et moyens agriculteurs ainsi que leur savoir-faire, au profit d’une course au gigantisme des exploitations et à la productivité déraisonnée. C’est autant de fermes qui disparaitront et d’emplois perdus. L’argument de l’intérêt des consommateurs ne tient pas : les prix ne baisseront pas plus demain qu’aujourd’hui et la qualité, critère négligeable de la machine productiviste, s’amoindrira.

Pouvoir vivre décemment de son travail est l’exigence de tous, c’est à la société de le garantir.  Les socialistes, qui les ont instaurés, demandent le rétablissement des mécanismes de régulation, la réouverture de négociations à l’échelle européenne sur les quotas avec pour objectif le maintien du système actuel au-delà de 2015 ainsi que la mise en place d’un vrai observatoire des marges qui fasse enfin la lumière sur les marges bénéficiaires constatées dans la grande distribution.

L’Europe est la solution. Encore faut-il décider du sens que nous voulons qu’elle prenne pour ces prochaines années. La date du 7 juin sera déterminante : un seul tour pour s’exprimer, pour changer l’Europe avec le seul vote utile et efficace, le vote socialiste.

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